École de Musique du Trégor

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Batterie/percussions

vendredi 28 février 2014, par COM.MEDIA

La batterie est l’héritière d’un passé ancestral où peaux, bois et métaux ont une symbolique en rapport avec toutes les civilisations du monde. Alors que ses composantes sont à sa naissance d’origine étrangère - la grosse-caisse et la caisse-claire proviennent d’Europe, les cymbales de Turquie et de Chine, les toms de Chine, d’Afrique et des Indiens d’Amérique - son assemblage est un phénomène typiquement américain. Le regroupement de ces instruments en un seul est le fait de musiciens-tambours - les premiers batteurs - qui jouaient dans les bars, les fêtes foraines, les cirques, les salles de danse et les théâtres, au cours des années 1890.
La Nouvelle-Orléans est la ville du Sud des Etats-Unis qui à tenu un rôle capital dans l’histoire de la batterie au XIX° siècle. Fondée par les français, la population y était cosmopolite : la tradition africaine côtoyait la tradition anglaise, irlandaise, espagnole, allemande et française.
Tous les dimanches on entendait au loin un tambour puis un autre répondant au premier, puis une voix, puis un chant, plusieurs voix se répondant. Ces chants et ces tambours s’amplifiant et se répondant. La musique naissait d’elle-même, peu à peu chaque rythme en provoquant un autre : l’improvisation…Voilà ce que c’était !

Les percussions : Nous savons que la pulsation a précédé la mélodie et, en abordant la percussion nous traitons en fait du rythme de l’univers, la donnée la plus élémentaire, la donnée première de la vie elle-même.Retour ligne automatique
C’est peut-être pour cette raison que la percussion continue à se développer sans répit et évolue si rapidement - car tout phénomène est source de pulsation. Il y a une différence considérable entre frapper un objet et faire jaillir de lui sa propre vie et sa propre voix en l’amadouant : d’un coté un acte borné, insensible et brutal, de l’autre une animation créative.
Enseignant : Stéphane Dubois